Chers compatriotes, j’ai vraiment une inquiétude que j’ai souhaitée partager avec vous. Il y  a quelques jours les attaques du cortège du PM et directeur de campagne du RPG à Labé où, il s’est avéré que c’est un problème interne du parti qui a explosé et à Dalaba avaient suscités un grand débat sur la toile, dans le pays et au delà de nos frontières.

Aujourd’hui en Haute Guinée, ce sont nos concitoyens qui se battent entre eux pour défendre chacun son idée et son parti. Il ya eu des blessés, pire des morts. Mais à part quelques articles de presse, c’est comme si rien ne se passe là-bas. 

Une indifférence totale

Toutes ces violences proviennent de personnes connues, identifiables. Sauf qu’elles sont ignorées par les autorités locales, sous prétexte qu’ils agissent en faveur du pouvoir en place.

En 2010, ce sont les communautés qui se sont affrontées entre elles dans certaines localités du pays. 

Ma préoccupation est qu’aujourd’hui ce sont les membres d’une même communauté qui sont entrain de se battre. Pour seul motif que les uns ont quitté le parti présidentiel pour rejoindre l’opposition. 

Ils sont frappés, tués par leurs frères avec qui hier, ils partageaient tout.

Est-ce cela la politique?

Malheureusement, les auteurs de ces actes bénéficient du soutien de ceux (les autorités locales) qui sont censés protéger les victimes.

A cette allure, un père de famille ne peut-il pas tuer son enfant au nom d’un pouvoir quelconque sans être poursuivi, au motif que son fils milite pour l’opposition?

J’en suis arrivé à cette idée:

En Guinée il n’y a pas de problème ethnique. Ce sont juste des gens qui sont entrain d’utiliser l’ethno-stratégie pour arriver à leur fin.

En Guinée il y a deux camps :

D’un coté ceux qui gouvernent. Ils dilapident nos fonds publics et s’enrichissent illégalement avec leurs familles et proches. Ils usent de  tous les moyens pour garder jalousement leur pouvoir (profit), même au prix du sang de leurs compatriotes, ces misérables citoyens que nous sommes.

Et de l’autre, nous qui végétons. Ils nous demandent de serrer la ceinture pour que les dirigeants puissent se beurrer (le peuple).

Réfléchissons et posons-nous la question de savoir, si c’est un pays comme celui là que nous voulons laisser à nos enfants.

Chers guinéens, remettons-nous en cause et rapprochons-nous davantage de Dieu. Quoi qu’il en soit, nous ne méritons pas de tels dirigeants. 

Ibrahima Diouldé DIALLO (IDD)