Depuis quelques semaines une mission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest était au chevet de la CENI guinéenne, pour  auditer le fichier électoral  très contesté par l’opposition. Au bout de ses travaux, les experts de la CEDEAO ont rendu public leur rapport final ce mercredi 23 septembre 2020, à l’occasion d’une rencontre avec la presse à Conakry..

Dans ce rapport,  le commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, le Général Francis Béhanzin  a estimé  que les travaux d’assainissement ont permis de radier du fichier électoral « les mineurs de 0,42%, les doublons pour 3, 73% », il ajoute qu’il n’existe plus sur le fichier un  électeur sans pièces justificatives conformément à la loi électoral à ce jour : « En conclusion définitive, le fichier électoral de Guinée est débarrassé de toutes les anomalies rencontrées au regard du code électoral. Il est de qualité suffisante pour les prochaines élections » déclare-t-il.

Francis Béhanzin dit aussi que le fichier brut  est passé de «  5. 323. 579électeurs à 5. 699 677 enregistrements»  avant d’expliquer qu’après la radiation des 24 000 d’électeurs mineurs, les 343 déclarés décédés, les 652 000 sans pièces justificatives, le retrait des 212 000 doublons, et 84 fraudes à l’identité, le fichier global d’électeurs s’élève à 5.410.089 électeurs, dont 5. 319 000 électeurs sur le territoire guinéen, 90 943 pour la diaspora. Donc, « le fichier actuel audité donne 5.410.089 à la suite de la révision exceptionnelle et de l’audit » a annoncé l’expert de l’institution ouest-africaine.

Selon le conférencier, ces chiffres ont été classifiés selon le code électoral à savoir la carte d’identité, carte d’étudiant, passeport, les cartes consulaires, les attestations contresignées: « Le fichier électoral guinéen a connu un accroissement par rapport à Mars 2020, de 860 410 électeurs. La proportion de la population électorale par rapport à la population générale estimée en 2019 par le recensement de la population par habitat réalisé en 2014 est de 42%, contre 38%  au Sénégal, 55,86% au Ghana et 51,19% pour la Guinée Bissau » a-t-il révélé.

A peine rendu public, le rapport final  des experts de la CEDEAO est déjà contesté par certains acteurs politiques comme Cellou Baldé  de l’UFDG. La  mouvance présidentielle de son côté par la voix de Mory mara Soumaoro salue le travail effectué par les experts.  Un rapport  qui pour l’opinion publique, en majorité, est tout sauf une surprise.